On souhaite la bienvenue à Mara Hoberman dans ses nouvelles fonctions
On est ravis d’accueillir Mara Hoberman au poste de chef de projet du Joan Mitch...
La Joan Mitchell Foundation constate que le développement rapide des technologies fondées sur l’intelligence artificielle permet désormais d’animer des œuvres d’art et des photographies de personnes, de manipuler des films et des vidéos, ainsi que d’exploiter des enregistrements sonores préexistants afin de générer de nouveaux contenus vocaux reproduisant de manière simulée la voix d’une personne. Par la présente déclaration, nous exposons notre position actuelle concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle en lien avec l’œuvre et la vie de Joan Mitchell (1925-1992), afin de définir le cadre ainsi que les limites applicables à l’utilisation de la propriété intellectuelle, des œuvres et de l’image de Joan Mitchell. Compte tenu de l’évolution constante des technologies d’intelligence artificielle, nous réexaminerons régulièrement cette position.
En tant que fondation dotée par l’artiste et consacrée à la préservation de sa postérité, la Joan Mitchell Foundation s’oppose à toute animation ou manipulation de photographies, enregistrements sonores et/ou images animées représentant Joan Mitchell ou ses œuvres, et refusera toute demande en ce sens. Elle s’oppose également à la génération ex-nihilo de contenus sonores, d’images fixes ou animées représentant Joan Mitchell ou reproduisant ses œuvres originales, et refusera toute demande de cette nature.
Nous nous opposons catégoriquement à toute utilisation des œuvres, de l’image, du nom de Joan Mitchell, ainsi que de tout contenu s’y rapportant, par des systèmes d’intelligence artificielle à des fins de fouille de textes et de données, notamment aux fins de l’entraînement, du développement, du test ou de l’amélioration de modèles et de technologies d’intelligence artificielle, et nous n’accorderons aucune autorisation en ce sens. Tous ces droits sont expressément réservés.
De telles manipulations ou créations de nouveaux contenus sont en contradiction directe avec la mission première de la Fondation, qui est de préserver la postérité de Joan Mitchell. Nous considérons que l'œuvre, l'image et la voix de Joan Mitchell, telles qu'elles subsistent et telles qu'elles ont été documentées ou enregistrées avant son décès, constituent l'expression unique d'une création humaine et une contribution à la société. Il est essentiel que l'intégrité de cet héritage culturel ne soit pas compromise à des fins commerciales, de profit financier ou de divertissement. Les images, vidéos et enregistrements sonores générés par intelligence artificielle sans autorisation portent atteinte à la postérité des artistes en ternissant leur réputation et violent le droit d'auteur, le droit moral, le droit à l'image ainsi que les règles relatives à la propriété intellectuelle applicables dans diverses juridictions. Les contenus produits par intelligence artificielle sont également de nature à induire le public en erreur et à priver les objets, images et autres documents d’archives d’un contexte essentiel à leur compréhension.
Nous reconnaissons les capacités de l’intelligence artificielle et soutenons pleinement son utilisation par les artistes au service de leur propre démarche créative. Plus largement, toutefois, le recours à l’intelligence artificielle en vue de remplacer ou modifier le travail des artistes déprécie la valeur de la création humaine et au travail de l’ensemble des artistes. Par la présente déclaration, nous entendons défendre les droits des artistes et réaffirmer la contribution essentielle à la construction et au maintien de sociétés saines et équilibrées.
En vertu de la législation de l’Union européenne – notamment de l’article 4 de la directive (UE) 2019/790 – ainsi que des législations nationales des États membres qui la transposent, la présente déclaration constitue une opposition expresse et un exercice du droit d’exclusion concernant l’utilisation des œuvres, du nom et de l’image de Joan Mitchell par des systèmes d’intelligence artificielle (IA) dans le cadre de l’exception relative à la fouille de textes et de données.
Par l’exercice de ce droit d’exclusion, la Fondation déclare par la présente qu’aucun opérateur ne peut utiliser les œuvres, le nom ou l’image de Joan Mitchell à des fins de fouille de textes et de données.
Dans le cadre de l’élaboration de la présente déclaration et des démarches entreprises afin d’empêcher l’utilisation de l’œuvre et de la personnalité de Joan Mitchell par des systèmes d’intelligence artificielle générative, la Joan Mitchell Foundation a recensé plusieurs guides et ressources susceptibles de présenter un intérêt pour d’autres artistes et ayants droit.